THE HORSEMAN
Réalisateur: Steven Kastrissios
Scénaristes: Steven Kastrissios
Musique: Ryan Potter
Production: Kastle Films
Distribution: Alliance Atlantis Vivafilm
Pays: Australie
Année: 2008
Date de sortie DVD et Blu-Ray: 15 juin 2010
Durée: 96 minutes
Festivals: Fantasia ‘09, Melbourne Film Festival, Sitges, Frightfest
Acteurs: Peter Marshall, Caroline Marohasy, Brad McMurray
Violence
Langage vulgaire
Critique
Le film de genre exploitant le thème de la vengeance exécutée par un personnage décidant de se faire sa propre justice ne date pas d’hier. Du cinéma d’exploitation au thriller dramatique, du médiocre au plus génial, la majorité de ses productions sont unies par un dénominateur commun: l’extrême brutalité des événements (ou du dénouement) une fois le point de non retour franchi. La production australienne THE HORSEMAN ne fait pas exception à la règle.
Ce thriller violent écrit, produit et réalisé par Steven Kastrissios explore les côtés les plus sombres de Christian (Peter Marshall), père dans la quarantaine ayant perdu sa fille adolescente dans des circonstances troublantes. C’est lorsqu’il reçoit une cassette d’un film pornographique mettant en vedette sa défunte fille Jesse qu’il passe par toute une gamme d’émotions. C’est avec un acharnement extrême qu’il désire connaître les circonstances précises ayant causées la mort de sa fille. Sa soif de vengeance l’incitera à faire payer très cher aux personnes responsables. Lors de sa quête, il croisera une jeune fille nommée Alice avec qui il développera une relation qui l’aidera peut-être à soulager sa douleur…

Malgré des scènes où les sévices sont d’une cruauté élevée, THE HORSEMAN ne fait pas dans le voyeurisme. Tout de même graphique, plusieurs moments de tortures ou d’agressions sont plutôt suggérés. Ne faisant pas (vous l’aurez compris) dans la dentelle, ce premier long-métrage de Kastrissios ne se contente pas non plus de faire dans la simplicité du moins, dans sa première heure. On assiste a des échanges intéressants entre Christian et Alice et des moments plus introspectifs lorsque le personnage principal se retrouve seul, subissant la fatalité du drame ou confrontant sa douleur à sa manière.
L’acteur Peter Marshall offre une solide performance d’une intensité étonnante. Présent dans presque tous les plans, il parvient à rendre de belles nuances au niveau des émotions que le personnage vit tout au long de son périple. J’ai en tête une scène où celui-ci discute avec une de ses victimes, cherchant à comprendre, hésitant et étalant toute sa douleur reliée à la perte de son enfant. Le réalisateur australien a assurément pris soin de mettre les efforts nécessaires pour sa direction d’acteur. Les images dans des tons ternes de bleu et de gris rendent l’atmosphère encore plus glauque. La belle musique de Ryan Potter n’est pas la plus originale du monde, mais sied parfaitement à ce film que la Régie du cinéma du Québec identifie soit dit en passant comme étant un drame psychopathologique (assez masturbatoire, merci!).

Sans glorifier ce type de pratique, le scénario de THE HORSEMAN tente de justifier et banaliser les actes du anti-héros par une intense et extrême conclusion où le bourreau devient temporairement la victime. Cette voie scénaristique rappelant soudainement certaines productions américaines prônant la vendetta a malheureusement engendré une légère déception chez moi. Autrement, les amateurs de ce genre de films devraient apprécier. Les plus extreme geeks d’entre vous voudrez peut-être comparer ce titre à la production québécoise LES SEPT JOURS DU TALION qui sort sur les tablettes la semaine prochaine (il y a quelques parallèles à faire entre les deux). Pour votre propre équilibre mental, je vous conseille cependant d’éviter de les regarder l’un à la suite de l’autre…
THE HORSEMAN obtient la sinistre cote de

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