Critique: The Fourth Kind

the_fourth_kind_posterRéalisateur: Olatunde Osunsanmi
Scénariste
: Olatunde Osunsanmi
Musique: Atli Örvarsson
Production
: Gold Circle Films
Distribution: Universal Pictures
Pays: États-Unis
Année: 2009
Date de sortie en salle:
6 novembre 2009
Durée: 98 minutes

Festivals:

Acteurs: Mila Jovovich, Will Patton, Hakeem Kae-Kazim, Elias Koteas

c13Horreur
Violence

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Critique

Il y a des limites à prendre les spectateurs pour des cons. THE FOURTH KIND dépasse ces limites. Ce qui est insultant, ou plutôt irritant, c’est que le réalisateur de ce mauvais film se prend tellement au sérieux que ça en devient pathétique.

THE FOURTH KIND est une production dans la lignée de BLAIR WITCH PROJECT et plus récemment, de PARANORMAL ACTIVITY. À la différence qu’ici on assiste à des reconstitutions basées sur des images d’archives et des documents audio accumulés par le Dr. Abigail Tyler. Aussi, au lieu d’avoir affaire à un démon ou une sorcière, il s’agit d’extra-terrestres. Monté comme une émission du Discovery Channel où l’on voit des images “authentiques” appuyées par des reconstitutions, THE FOURTH KIND a la prétention de présenter de véritables documents d’archives accumulés sur une période de quelques jours par la psychologue Tyler.

4th Kind

THE FOURTH KIND nous plonge en Alaska, dans la ville de Nome, où il y aurait depuis une quarantaine d’années, plusieurs disparations nébuleuses jamais résolues. Dans une introduction qui ressemble à une publicité pour un groupe écologique, Mila Jovovich nous met en garde que le film présentera des images troublantes des événements qui se sont véritablement passées et que ces images pourraient être difficiles à supporter. Commence ensuite la reconstitution des événements vécues par la psychologue Abigail Tyler et certains habitants de Nome. On nous expliquera que les contacts avec des êtres extra-terrestres sont basés sur 4 niveau. Le 4e étant celui de l’enlèvement.

Sachez tout de suite que la “véritable” Abigail Tyler qu’on nous présente dans de supposées vraies entrevues sont en réalité un canular. Cette psychologue de Nome en Alaska n’existe pas. Dès le départ, après quelques minutes d’une entrevue entre Osunsanmi (le réalisateur) et la supposée réelle Abigail Tyler, il est évident qu’il s’agit de documents d’archives fabriquées pour les besoins du film. Ce qui est ennuyeux, c’est que ça pue la mise en scène à plein nez. Ce qui est encore plus agaçant, c’est l’acharnement avec lequel le réalisateur veut nous faire croire aux documents d’archives. Comment peut-on protéger l’anonymat des familles des victimes en modifiant leurs vrais noms, mais en présentant leurs visages sur grand écran? Juste cela suffit à faire décrocher n’importe quel être sensé!

C’est malheureux puisque l’idée n’était pas si mauvaise. Si seulement on avait pris le temps d’écrire un scénario intelligent et mieux construit afin de semer un réel doute dans l’esprit des gens. Il y a tout de même quelques bons flashs au niveau du montage lorsque l’on voit les reconstitutions en simultané avec les images d’archives, mais encore là, ça devient désuet pour toutes les raisons mentionnées ici. Dommage également de ne pas profiter du talent d’un acteur comme Elias Koteas. Osunsanmi lui offre un personnage assez typique et effacé qui n’apporte rien de fameux à son film. fourth-kind-gallery-tease

Au final, THE FOURTH KIND semble être plus un film de propagande financé par l’église de scientologie, Raël et Richard Glenn réunis qu’un divertissement pour amateurs du genre. Une niaiserie dont on ce serait bien passé. À éviter.

THE FOURTH KIND obtient la sinistre cote de

deathfacestar

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Une réponse à “Critique: The Fourth Kind”

  1. [...] THE FOURTH KIND (Blu-Ray/DVD) [...]

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