Critique: Offspring

poster_offspringRéalisateur: Andrew van den Houten
Scénariste
: Jack Ketchum
Musique:
Ryan Shore
Production
: Modernciné
Distribution: Ghosthouse Underground
Pays: Canada
Année: 2009
Date de sortie DVD:
6 octobre 2009
Durée: 100 minutes

Festivals:

Acteurs:Art Hindle, Pollyana McIntosh, Ahna Tessler,

c16Violence
Horreur

Site Officiel

Critique

Depuis quelques années, les adaptations cinématographiques de romans du prolifique Jack Ketchum se multiplient. Après THE LOST, THE GIRL NEXT DOOR et RED, c’est au tour de OFFSPRING de connaître sa version filmique. Je n’ai pas lu le roman du film qui nous intéresse ici (qui se trouve à être la suite de OFF SEASON), mais je peux vous dire qu’il n’est pas incitatif.

Pris avec un massacre aux allures de boucherie sur les bras, le shérif du bled de Dead River  réalise qu’il a affaire à un clan de cannibales qu’il croyait avoir tués des années auparavant. Cette bande de prédateurs brutaux semblent multiplier ses actes d’une violence inouïe. Entre temps, un couple nouvellement parents, accueilleront une amie et son fils se réfugiant chez eux le temps de régler un divorce fastidieux. Apprenant que le mari débarquera d’ici quelques heures, ils auront un problème plus urgent à régler: se battre pour leur vie contre la terrible bande de sauvages ayant un goût prononcé pour la chair humaine.

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Toutes les scènes de violence, les images gores et les moments chocs de ce film n’excuseront en rien la piètre qualité de ce film, car OFFSPRING fait fausse route à plusieurs égards. Modernciné, la petite compagnie  de production qui nous avait aussi offert le pas vilain THE GIRL NEXT DOOR (un genre d’AURORE sur fond de STAND BY ME), compte pamis ces rangs Andrew van den Houten qui agit ici également à titre de réalisateur. Je ne vous cacherai pas qu’il devrait s’en tenir uniquement à la production. Sa réalisation semble aléatoire et éparpillée. Le montage est bâclé et s’en dégage une impression d’amateurisme inexcusable.

Contrairement aux précédents titres parus à l’écran, Ketchum signe ici le scénario de son propre roman. Je ne sais pas qu’elle a été son implication dans cette production, mais il gagnerait peut-être à attendre de meilleures offres d’adaptation à l’avenir. Je ne pige pas non plus pourquoi Ghosthouse Underground, la compagnie de Sam Raimi et Robert Tapert a choisi de distribuer ce long métrage. Misant probablement sur le nom de Ketchum, le spectateur se sentira peut-être victime d’une arnaque lucrative. Pas étonnant de constater que sur le site officiel de OFFSPRING on  n’y retrouve qu’une seule critique dans la section “read reviews”. Ce doit être la seule mention positive que la production a réussi à dénicher.

screenshot_2Art Hindle, qui agit également à titre de producteur, est le seul acteur au CV étoffé au générique. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il crève l’écran (bien au contraire). Il est entouré de visages peu ou pas connus qui sont soit très mauvais où ont tout simplement été très mal dirigé par van den Houten. La vision de ce dernier est d’ailleurs d’une paresse au résultat risible. Il faut voir les enfants de la tribus dans leur costume tribal sorti tout droit d’un spectacle scolaire de fin d’année. Les scènes dans leur repaire (une petite caverne) souffre de mauvais éclairages, ce qui fait en sorte qu’on a l’impression que le tout a été filmé dans un décor d’un quelconque musée sur la préhistoire. La musique de Ryan Shore, qui n’en est pas à sa première musique, est d’un ennui tel, que je peux facilement m’imaginer que devant le film, il ait pu manquer d’inspiration. Ses interventions musicales sont placées à des endroits parfois douteux, tandis qu’elles auraient pu être bien reçues à certains moments clés.

Du bouffage de tripes, des enfants qui dévorent férocement de la chair, du sang qui pisse de partout, des yeux arrachés, des membres coupés, ça n’a aucun effet lorsqu’on ne ressent aucun sentiment pour les personnages. Sans empathie pour les victimes, une pareille histoire perd tout son sens. OFFSPRING, hormis le cannibalisme, sera inévitablement comparé à des oeuvres récentes indiscutablement supérieures (EDEN LAKE, THE CHILDREN, ILS). En somme, beaucoup trop d’éléments négatifs rendent un récit peut-être pas si mauvais en véritable gâchis!

OFFSPRING obtient la sinistre cote de

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Facteur gore

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Un clan de cannibales fait des ravages dans le petit bled de Dead River.
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2 réponses à “Critique: Offspring”

  1. J’adore Ketchum, mais je dois avouer que le roman Off Season ne m’avait pas particulièrement excité. À part le gore, c’est un peu vide… Je présume que c’est similaire pour Offspring (que je n’ai ni lu ni vu). Je crois que ces livres auraient besoin d’être VRAIMENT stylisés pour être bons au cinéma…

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