Réalisateur: Quentin Tarantino
Scénariste: Quentin Tarantino
Acteurs: Brad Pitt, Christopher Waltz, Diane Krueger, Eli Roth, Mélanie Laurent
Musique: -
Pays: États-Unis
Année: 2009
Durée: 153 min.
Présenté en clôture du festival Fantasia fin juillet, le plus récent Tarantino est enfin arrivé dans nos salle de cinéma. N’ayant pas été suffisamment rapide pour me procurer de billets lors de Fantasia, j’ai encaissé le dur coup et me contentai d’attendre trois semaines de plus. J’ai donc pu savourer INGLORIOUS BASTERDS vendredi soir. Qu’est-ce que le cinéma d’horreur a à voir avec INGLORIOUS BASTERDS? Pas grand chose! Ne serait-ce que des liens. J’ai même hésité à en parler ici pour toutes sortes de raisons. Pourtant, j’avais tellement envie d’en parler quand même pour plusieurs autres raisons. Mon enthousiasme à l’égard du film et ma passion pour le cinéma de genre auront donc dominé ma raison.
Adaptation assez libre du film italien de 1978 Inglorious Bastards, la version de Tarantino raconte l’histoire d’une dizaine de soldats juifs-américains dont l’objectif est de massacrer un maximum de nazis. Nous sommes donc transportés début des années 1940, deuxième guerre mondiale, lors de l’occupation des allemands en France. Nous ferons alors la connaissance de divers savoureux personnages à travers divers épisodes (le film est judicieusement divisé en chapitres).
Et ces liens avec le cinéma d’horreur? D’abord, c’est bien connu, les oeuvres de Tarantino transpirent la violence. Ça pisse toujours le sang. INGLOURIOUS BASTERDS n’y fait donc pas exception. On y retrouve des scènes parfois dures à supporter, et c’est gore! On y retrouve des scalpes, du massacre à la batte de baseball, du tranchage de gorge et plus encore. Je suis d’ailleurs étonné que la Régie du Cinéma n’ait pas été plus sévère quant au classement du film. Deuxièmement, la présence du protégé du réalisateur, Eli Roth, nous rappelle brièvement qu’il est responsable d’oeuvres horrifiques (HOSTEL, CABIN FEVER). Enfin, si l’on veut pousser la chose plus loin, on peut affirmer que Tarantino a touché à l’horreur avec FROM DUSK TILL DAWN et GRINDHOUSE: DEATH PROOF. C’est donc là que s’achève la série de liens. Revenons donc à ce petit bijou qu’est INGLOURIOUS BASTERDS…
Tarantino aime le cinéma. Sans retenue, il transmet de manière contagieuse sa passion au spectateur. Il y a tellement d’éléments jouissifs dans cette production que je ne sais par où commencer. Allons-y avec une des principales forces du réalisateur: les dialogues. En plus d’un scénario solide comme du béton, nous avons droit à de savoureux textes. Les échanges verbaux sont spectaculaires! Ce qui sort de la bouche des comédiens n’est jamais ennuyant. Même si le film fait un peu plus de deux heures et demie, je n’ai jamais quitté des yeux l’écran. La rythmique du film est d’une fluidité étonnante. Le montage a de tout évidence été savamment étudié et travaillé. Il n’y a, à mon avis, aucun moment superflu. Ce qui est agréable pour les cinéphiles, c’est le nombre inouïe de références auxquelles Tarantino rend hommage. On aime avoir l’impression d’être dans un Leone ou un film de guerre des années 60.
Il serait injuste de ma part de ne pas souligner la distribution internationale exceptionnelle qu’on retrouve ici. Il faut voir Brad Pitt prendre des airs de Brando lorsqu’il tente de passer pour un italien. Mélanie Laurent (La chambre des morts) est très juste dans le rôle d’une propriétaire de salle de cinéma, qui, quelques années plus tôt a échappée aux griffes des nazis. Sans citer la distribution entière, tous les acteurs sont vraiment très bons. Je me dois de citer le travail d’un acteur en particulier. Il s’agit de Christoph Waltz qui incarne avec brio le colonel Hans Landa. Stupéfiant dans ce qui est probablement le rôle de sa carrière, il y avait fort longtemps que nous n’avions pas pu apprécier un méchant aussi convaincant et détestable dans le fabuleux monde du 7e art. Waltz est saisissant! Son intelligence, son arrogance et ses manipulations sadiques sont troublantes. Enfin, je dois également dire que j’ai été fort étonné par la performance d’Eli Roth.
INGLORIOUS BASTERDS est un véritable joyau du cinéma de genre. Tarantino, même s’il exploite sensiblement les mêmes thèmes que ses oeuvres précédentes, se surpasse avec ce sublime long métrage. Cette production se veut un délire cinématographique réussissant à distortionner une période historique sombre et importante du siècle dernier. Un film qui marquera assurément son époque.
INGLORIOUS BASTERDS obtient la sinistre cote de
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Facteur Gore
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Facteur Gore 3?? Non, t’exagère je trouve loll Je lui aurait donné un 1 1/5
J’exagère? Ha bon… ;) Ça pisse assez le sang il me semble!
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