Réalisateur: Tom Shankland
Scénariste: Tom Shankland, Paul Andrew Williams
Musique: Stephen Hilton
Studio: Vertigo Films
Distribution: Ghosthouse Underground
Pays: Angleterre
Année: 2008
Sortie Blu-Ray/DVD: 6 octobre 2009
Durée: 84 minutes
Acteurs: Eva Birthistle, Stephen Campbell Moore, Rachel Shelley
Festivals: Fantasia 2009
Avant de plonger directement dans le vif du sujet, laissez moi vous dire une ou deux… ou même trois choses qui vous permettront de comprendre pourquoi je n’ai pas réussi à embarquer dans THE CHILDREN comme je l’aurais souhaité. Tout d’abord, j’ai du endurer une dame qui, en plus de passer d’innombrables commentaires à voix haute, a roté l’ail sans façon. Deuxièmement, la qualité sonore ce soir à la salle J.A De Sève était franchement médiocre. Enfin, j’avais de très (trop?) grandes attentes pour ce film. Dites vous que cela a probablement joué en défaveur de la critique qui suit.
Ce long métrage du réalisateur de The Killing Gene propose une rencontre familiale entre deux couples d’amis et leurs nombreux enfants. C’est Noël, il y a la neige, le chalet et les cadeaux. Un des enfants est malade. Son comportement changera subitement et inquiétera une des petites filles. Elle tombera malade à son tour. Ce qui semble être un banal virus ne s’attaque qu’aux jeunes enfants, puisque la seule adolescente du groupe, tout comme les adultes, ne présentent pas de symptôme. La maladie changera brusquement les enfants qui semblent maintenant se comporter de manière instinctive et excessivement violente. Les parents tenteront de survivre aux attaques meurtrières de leurs propres enfants.
Je sais que THE CHILDREN collectionne les critiques enthousiastes et qu’il bénéficie d’un “buzz” très positif. Mon collègue Herodias a assisté à la projection de vendredi dernier et semble avoir grandement apprécié. J’ai croisé des amis lors du Fantastique Week-End qui m’ont vendu le film comme étant une bombe. Mais , encore une fois, en plus de mes attentes démesurées, il y avait une personne à ma droite qui digérait allègrement son plat à l’ail et qui réagissait à tout et à rien. Difficile de se concentrer… Si la salle n’avait pas été méga sold-out (ils ont ajouté des chaises pliantes) j’aurais changé de place et puis basta, mais c’était impossible!
Il n’y a pas que ça qui a fait que je n’ai pas accroché. Tout comme dans ORPHAN en fin de parcours, il y a certains éléments ici qui ne tiennent pas la route. Des enfants violents, je veux bien. Des enfants plus forts physiquement que leurs parents? Pas convaincu. Je suis conscient qu’il s’agit d’une fiction et d’un divertissement d’abord et avant tout. THE CHILDREN tente de se différencier de films comme OMEN ou même ORPHAN en nous proposant des enfants -tueurs sans scrupules. Ils ne semblent pas avoir d’autres motivations véritables. Shankland ne cherche pas non plus à nous expliquer, outre un possible virus, les raisons de la situation troublante avec laquelle les parents doivent composer. Ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais il aurait fallu trouver un moyen de rendre la chose un tantinet plus crédible. D’autant plus que le contexte et l’approche du film se veulent réalistes.
D’un point de vu psychologique et je dirais même moral, THE CHILDREN nous force à nous questionner sur nos comportements dans des situations extrêmes et inattendues. Le sujet est ici très délicat puisqu’il confronte les parents à faire des choix qu’aucun parent équilibré nous voudrait avoir à faire. C’est cette dimension du film qui m’a le plus interpellé. Je me suis même senti inconfortable lorsque des gens du public se sont mis à applaudir la mort de certains des enfants affectés par le virus. Personnellement je ne trouve pas qu’il y a là matière à applaudissement. Quand Jason ou Freddy se font buter (pour mieux revenir) ça ne me gène pas d’applaudir. À la limite, quand il s’agit du fils de Satan, je veux bien. Mais dans un film comme THE CHILDREN, c’est à mon avis tordu.
Parlons sang! Lors des premières scènes sanglantes, Shankland nous impose un montage très serré de plusieurs situations se déroulant au même moment. L’idée est bonne. Cela donne un effet réussi de stress chez le spectateur. Cependant , il devient difficile par moment de savoir qui a fait/subit quoi et à quel endroit, ce qui est un peu dommage. Je vous préviens, certaines scènes sont difficiles à regarder. Je ne peux malheureusement en dévoiler d’avantage à ce sujet. L’effet dramatique de la finale est d’une efficacité étonnante. Je tiens aussi à souligner le superbe travail de la jeune actrice Eva Sayer. Pour ma part, je n’ai pas sursauté une seule fois. Certains des enfants (les plus jeunes) ne sont pas toujours assez convaincants.
Cette année, Fantasia aura présenté trois films d’épouvantes impliquant des enfants, GRACE, ORPHAN et THE CHILDREN. Nous avons également eu droit à des productions comme Joshua et Eden Lake plus récemment. Reste maintenant à voir si il s’agit d’une tangente qui continuera de faire… d’autres petits!
THE CHILDREN obtient la sinistre cote de
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Facteur Gore
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