Fantasia 09 – Critique: Orphan

orphanRéalisateur: Jaume Collet-Serra

Acteurs: Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Furman

Musique: John Ottman

Pays: États-Unis

Année: 2009

Durée: 123 minutes

Site Officiel

Présenté en avant-première montréalaise dans le cadre du festival Fantasia, j’ai pu me rendre à la projection de ORPHAN, gracieuseté de Evokative Films qui faisait tirer des billets quelques jours plus tôt. Cette production américaine était un des titres que j’avais “sacrifié” pusiqu’il sortait en salle deux jours plus tard, soit demain, vendredi le 24 juillet. Je me suis donc rendu au Théâtre Hall sans grandes attentes, mais tout de même muni de ma curiosité. Et puis, c’est toujours agréable de découvrir un film en compagnie du public de Fantasia. Compte rendu d’un film surprenant.

Depuis le début de Fantasia (qui entame déjà à sa dernière semaine), j’ai toujours très hâte de transmettre mes impressions du film que je viens tout juste de voir. Je prends à peine le temps d’arriver à la maison, que je me retrouve aussitôt installé devant l’ordinateur à pondre un texte. Cette fois-ci, peut-être parce qu’il était tard, j’ai pris la décision de “digérer” et repenser au film. Du même coup, je me disais que ça me permettrait de me détacher des réactions de la salle qui a semblé apprécier le film. Me voici 16 heures plus tard, avec sensiblement la même opinion qu’hier soir. ORPHAN est, pour moi, une belle surprise et mérite amplement d’être vu par tous ceux qui croient qu’il s’agit d’une variante de piètre qualité de The Omen. Si vous tenez à y trouver des comparaisons, cherchez plutôt du côté de thriller comme The Good Son ou même d’un film comme THE CHILDREN, qui sera présenté les 24 et 28 juillet à Fantasia. En effet, mis à part le fait que qu’il s’agisse d’un enfant à l’instinct meurtrier, les connotations religieuses y sont presque inexistantes.

estherKate (Vera Farmiga) et John (Peter Sarsgaard) ont déjà deux enfants. Suite à une fausse couche, Kate et sa famille vive des moments plus lourds et difficiles à supporter. Tentant d’apaiser ce drame, le couple décide d’adpoter une fille. Lors d’une visite dans une maison d’adoption, ils  seront charmé par Esther, 9 ans, une jeune fille polie, mature et très intelligente. La famille découvrira bien assez tôt que sous les traits angéliques de la petite Esther (étonnante Isabelle Fuhrman) se cache une enfant très instable.

Ce qui fait que le long métrage de Jaume Collet-Serra réussit (du moins jusqu’à la dernière demi-heure) c’est principalement qu’il avait sous la main un scénario très solide écrit par un nouveau venu, David Johnson. La famille est un thème universel qui touche sensiblement à tout le monde.  Il y a  là matière à développement, mais cette thématique comporte aussi certains pièges, puisque l’aspect familial a été exploité très souvent au cinéma. Je ne sais pas si j’ai été davantage interpellé par certaines des situations parce que je suis père de famille, mais j’ai trouvé que les personnages, les dialogues et les relations familiales dépeintes dans ORPHAN étaient justes. Ce qui m’a plu dans l’ensemble, c’est l’équilibre entre drame, humour et suspense , que le réalisateur du remake de House Of Wax a très bien réussi à exploiter. La montée de tension et de violence qui affectera la famille se fait tout en subtilité . Les manigances  machiavéliques et la manipulation d’Esther réussiront à brouiller le jugement des parents en plus de créer des conflits qui permettront à cette dernière d’arriver à ses terribles fins. Le rythme est fluide et on se laisse véritablement porter par les événements de plus en plus troublants et inquiétants.

Est arrivé ensuite l’acte final, avec une explication passablement tiré par les cheveux, qui m’a fait légèrement décrocher. En ce qui me concerne, tout ce qui avait été jusque là habilement mené d’un point de vue narratif devient soudainement trop exagéré pour que ça fonctionne. Jaume Collet-Serra, qui dès les premières minutes du film s’amuse à jouer avec les codes du suspense et de l’horreur (sursauterons-nous ici…ou là?) propose une finale des plus convenues qu’on a du voir beaucoup trop souvent. Autrement, ORPHAN est un film honnête avec quelques bonnes trouvailles, un casting efficace et des meurtres assez sanglants. Dans le genre je qualifierais ORPHAN, malgré une finale très ordinaire, de très bon divertissement.

ORPHAN obtient la sinistre cote de

Facteur Gore

deathfacestardemi7

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Une réponse à “Fantasia 09 – Critique: Orphan”

  1. [...] SHIP et GOTHIKA). Cette année en sera peut-être une rédemptrice pour Dark Castle puisque avec ORPHAN et THE HILLS RUN RED, elle nous offre deux titres livrant enfin la [...]

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