Réalisateur: Paul Solet
Acteurs: Jordan Ladd, Gabrielle Rose, Samantha Ferris
Musique: Austin Wintory
Pays: États-Unis / Canada
Année: 2009
Durée: 85 minutes
C’est dimanche soir dernier que le réalisateur Paul Solet venait nous présenter son petit dernier : GRACE. Ayant déjà quelques cas d’évanouissements à son actif depuis ses débuts dans différents festivals, (dont un lors de sa présentation au récent Sundance Film Festival) le public était visiblement impatient de visionner le film. Est-ce que GRACE a répondu à ses attentes? Oui et non…
Madeline est impatiente d’enfanter. Après deux fausses couches, on le serait à moins. Le miracle se produit donc et une petite fille verra le jour dans quelques semaines. Malheureusement pour la famille en devenir, le couple est victime d’un accident de la route qui coûtera la vie au père ainsi qu’au fœtus. En état de choc, Madeline prend la triste décision de mener l’enfant (mort dans son utérus) à terme. Lors d’un accouchement extrêmement douloureux, l’enfant inanimée «voit le jour» et après quelques minutes hors du ventre de sa mère un deuxième miracle se produit, Grace prend mystérieusement vie. Seulement, Grace aura besoin de soins spéciaux pour continuer à vivre. Des soins qui demanderont beaucoup de sacrifices à sa mère…
Paul Solet nous livre ici un film touchant sur la maternité, qu’il dédie d’ailleurs à sa mère avec une pointe d’humour. Le sujet lui était quelque peu personnel puisque le réalisateur nous a confié, après la projection, qu’il aurait dû être jumeau, mais que son frère est tragiquement décédé lors de l’accouchement. GRACE a su me toucher et j’ai même ressenti beaucoup d’empathie envers le personnage principal de Madeline et les différentes épreuves qu’elle doit franchir tout au long du film. Étant un homme sans enfant, c’est pas mal!
Malheureusement, le scénario m’a maladroitement perdu lors de son dernier acte. Le film, qui aurait pu s’avérer être un habile thriller psychologique, s’est plutôt conclu comme une bonne blague pour amateur de gore dans sa dernière scène, beaucoup trop abrupte dans son dénouement. Dans une ambiance de festival, ça va, on rigole! À la maison, moi j’aurais plutôt levé les yeux au ciel. C’est dommage, puisqu’on effleure beaucoup de thèmes qui, en étant davantage exploités, auraient pu rendre le film beaucoup plus profond. Jusqu’où irait une mère par amour pour son enfant? Jusqu’où irait une autre qui vient de perdre son fils? Le film pose ces questions, et bien d’autres, mais y répond de manière plutôt expéditive. Le filon de la belle-mère avide de maternité, par exemple, devient ainsi accessoire.
En termes de gore, l’hémoglobine coule bien dans GRACE et les effets sont plutôt réussis. J’ai même bien failli me faire mal au cou lors d’un sursaut que je n’oublierai pas de sitôt. Par contre, à moins d’en être à son tout premier film d’horreur, il n’y a pas vraiment matière à évanouissement ici.
Je recommanderais GRACE comme un bon divertissement, si on ne le prend pas trop au sérieux.
GRACE obtient la sinistre cote de
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Facteur Gore
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[...] vous réfère au court-métrage que j’ai d’avantage apprécié que la version longue (critiquée par mon collègue) parue cette année. Ceci étant dit, Grace figure dans les mentions, [...]