Critique: Friday the 13th (2009)

friday_the_13th_2009_wallpaperRéalisateur: Marcus Nispel

Acteurs: Jared Padalecki, Danielle Panabaker, Amanda Righetti

Musique: Steve Jablonsky

Pays: États-Unis

Année: 2009

Durée: 96 minutes

Site Officiel (en anglais)

Comme tout le monde, j’ai lu les critiques désastreuses de FRIDAY THE 13TH (2009) lors de sa sortie au cinéma. Je me suis donc dit que j’allais attendre de le visionner en DVD, dans le confort de mon salon, pas plus pressé que ça mais tout de même curieux! «Mais non, ils exagèrent, ça ne peut pas être si pire que ça… C’est Jason après tout, pas CITIZEN KANE!», je me disais. Et puis, quand on s’attend à voir un mauvais film, on est souvent agréablement surpris, non?

Du moins, c’est ce que je pensais avant de voir la nouvelle version du classique de 1980.

Dans cette version, 30 ans après la mort de Pamela Voorhees, meurtrière d’un groupe de sauveteurs responsables de la noyade de son fils Jason, une bande de jeunes adultes assoiffés de sexe, d’alcool de drogue se retrouve non loin du camp maudit de Crystal Lake pour un week-end de débauche. Et comme si personne n’avait jamais mis les pieds dans le coin depuis toutes ces années, Jason revient de nulle part et le massacre recommence.

Je m’attendais à visionner une version «retapée» de l’original et ce ne fut pas le cas. Le film opère comme une simple suite de la série. Le générique d’ouverture se termine là où le premier film de la série se terminait aussi. À partir de là, on projette l’histoire à «notre époque» et le tour est joué. D’entrée de jeu, on constate que le scénario est d’une paresse inouïe et complètement malhonnête envers les fans. C’est trop facile!

Le film exploite aussi tous les clichés du genre. On a la belle brune gentille, les belles blondes cochonnes, les beaux mecs aux allures de surfers, l’ami asiatique rigolo, l’ami noir et finalement notre beau brun solitaire un peu plus futé (Jared Padalecki de la série SUPERNATURAL). Tout ce beau monde adore évidemment l’exploration de maisons et fermettes abandonnées en solo, la nuit au beau milieu de la forêt. On nous ressert à plusieurs reprises la scène du personnage qui recule après avoir entendu un bruit pour se buter contre le tueur, mystérieusement apparu dans le cadrage de la caméra. Le tout est extrêmement prévisible et routinier, même pour le plus novice en matière de film d’horreur. Seul point positif : les meurtres sont plutôt réussis et inventifs. Malheureusement, au final, ça ne sauve pas le film. On s’en tamponne un peu de qui se fait tuer puisqu’on a même pas pris la peine de retenir leurs noms.

En 2003, le réalisateur Marcus Nispel nous avait offert un remake pour THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE que je n’avais pas aimé mais que j’avais trouvé tout de même divertissant et stylisé. Cette année, avec FRIDAY THE 13TH, il nous offre un film paresseux, sans saveur et sans intérêt.

Friday the 13th (2009) obtient la sinistre cote de

deathfacestar1/2

Facteur Gore

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