Réalisateur: Oliver Blackburn
Acteurs: Robert Boulter, Nichola Burley, Sian Breckin, Tom Burke
Musique: François Eudes
Pays: UK
Année: 2008
Durée: 99 minutes
Des filles, des garçons. De l’alcool, une petite fête. De la séduction, de la drogue. Plus de drogue et du sexe… qui tourne mal. Tout ça, sur un bateau, au beau milieu de la mer. Voici un résumé, grossier soit, du film DONKEY PUNCH. Un petit divertissement offert par le distributeur Magnet qui nous a aussi proposé Let The Right One In et Timecrimes.
Alors qu’en est-il de ce Donkey Punch, qui, finalement, est bien plus un thriller qu’un film d’horreur? Il s’agit d’une production très correcte au niveau du montage et du rythme. C’est toutefois un peu moins convainquant lorsqu’il s’agit du scénario. Ce long métrage aux allures de pub de bière n’apporte rien de vraiment nouveau dans le paysage du suspense. Il est, de surcroît, difficile de ne pas évoquer Dead Calm. La prémisse de l’isolement sur un yacht en mer ajoute toutefois un élément clé au suspense. Sinon, nous avons droit à de jolies filles en bikini, de beaux mecs torses nus, du soleil, un brin d’échangisme, de la nudité, une mort et des gros problèmes.
Le film se veut choquant par la scène de sexe (car il n’y en a qu’une seule) et son dénouement particulièrement violent. Pour ceux et celles que ça intéresse, le “donkey punch” est une pratique sexuelle où l’homme, lors d’une pénétration anale, frappe sa partenaire sur la nuque lorsque près d’atteindre l’orgasme. Cela entraîne des spasmes musculaires chez la femme qui augmenteraient le plaisir du mâle… Cette pratique est considérée comme dangeureuse voire fatale.
Le scénario aurait gagné à être de facture moins classique en deuxième partie. Une fois la scène de sexe passée, on tombe dans un thriller des plus communs. Ce qui me plaisait au début du film, c’était que tout était possible. Sans vendre aucun punch, n’importe quel personnage, autant chez les filles que chez les garçons, auraient pu être une personne désaxée qui terrorise tous les autres… Ce n’est pas exactement le cas. On essaie de créer un mystère lorsque les garçons convainquent les filles de monter à bord du bateau. Dans le jeu de la séduction on sent une certaine méfiance chez une fille en particulier, mais on ressent également un malaise chez les garçons. Cette tangente tombe malheureusement à plat.
Côté musique, le style et l’esthétisme des guitares aériennes de la trame sonore rappellent par moment certaines lignes musicales que l’on pouvait entendre dans 28 Days Later. Le tout est entrecoupé de musique électro. Même si DONKEY PUNCH propose des personnages féminins avec du cran, le film s’adresse d’avantage à un public de jeunes mâles sortant à peine de leur adolescence. Comme j’ai franchi cette étape au siècle dernier… je me suis senti… comment dire…moins concerné. J’ai quand même passé un moment relativement agréable. Surtout pour les quelques scènes juteuses en fin de croisière.
DONKEY PUNCH obtient la sinistre cote de
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1/2
Facteur Gore
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