
Réalisateur: Sam Raimi
Acteurs: Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver
Musique: Christopher Young
Pays: États-Unis
Année: 2009
Durée: 98 minutes
Je sais, je sais… Suis en retard de deux semaines! Mieux vaut tard que jamais, ou plutôt, il n’est jamais trop tard pour parler d’un film qui était tant attendu. Surtout quand vous n’avez que (pratiquement) du bien à dire sur la dernière production du désormais célèbre réalisateur de Evil Dead.
J’arrive tout juste du cinéma, les images du film toujours fraîche en tête. Bénéficiant d’un week-end sans concert, sans fiancée ni enfants, j’en ai profité pour me rendre à la première séance du samedi après-midi. Pour être franc, j’avais évité autant que possible toutes critiques du film. Bon… j’en ai bien lu une ou deux en diagonale, mais je ne voulais surtout pas me créer d’énormes attentes. Je savais également que Drag Me To Hell était, bien avant sa sortie et aux yeux de quelques gens de mauvaise foi, catalogué d’échec lamentable. J’ai cru comprendre que certaines mauvaises langues avaient levé le nez à Sam Raimi. La cause: Spider-Man (personnellement, j’ai bien aimé les deux premiers films)! Chose certaine, c’est que Raimi, lui, n’a pas levé le nez au genre qui lui a valu sa réputation. Ce qui est tout à son honneur!
Le film propose une introduction des plus efficaces qui donne tout de suite le ton à ce que nous réserve la suite. Un divertissement effrayant et amusant, qui nous ramène directement au second volet de Evil Dead. L’excellente musique du générique suivant les premières minutes est signée par Christopher Young (Hellraiser). Entremêlant avec humour musique macabre au violon tzigane, il réussit intelligement à résumé l’univers du film dans lequel le spectateur sera plongé. Le choix du violon est d’autant plus pertinent puisque l’instrument est, dans le folklore, associé au diable.
Nous faisons ensuite la connaissance de Christine Brown, une séduisante employée d’une banque qui espère une promotion à tire d’assistante à la direction. Elle apprendra que sa promotion n’est pas assurée puisqu’un nouvel employé, Stu, est prêt à tout pour convaincre le patron qu’il sera le meilleur choix. En quittant son amoureux (Justin Long) sur l’heure du lunch, elle surprend une conversation entre ce dernier et sa mère qui tente de le convaincre de se trouver une petite amie qui sera bien mieux qu’une ex-campagnarde. Blessé par ces propos, la journée de Christine ne s’améliorera pas lorsqu’elle refusera un prêt à une vieille gitane. Prétextant avoir été humilié la dame (Lorna Raver) jettera un mauvais sort à Christine. Commence alors la descente aux enfers…
En visionnant Drag Me To Hell, il est agréable de constater que Raimi n’a pas perdu la main. Même si le film n’est pas aussi gore que ses films d’il y a (bientôt) 30 ans, quel plaisir de retrouver ses plans de caméras et son style visuel bien particulier. D’ailleurs, certains clins d’oeil à Evil Dead sont savoureux. Je pense particulièrement à la voiture de la gitane: une Oldsmobile Delta! Ça vous rappelle quelque chose? On a droit, en prime à quelques moments qui font sursauter. Co-écrit avec son frère Ivan le scénario nous propose une finale, dont je tairai les détails, que j’ai (malheureusement?) deviné. Cela ne veut pas dire pour autant que la fin est décevante.
Je me dois tout de même de réprimander cette production américaine avec son placement de produit. Je m’explique. L’acteur qui interprète l’ami de coeur de la protagnosite, Justin Long, est le porte parole de Apple. Vous souvenez des pubs qui faisaient la comparaison du PC (un gros épais) et du Mac (un jeune cool)? Lorsque le personnage de Clay, interprété par Long, est dans son bureau, il est entouré de pas un, mais deux superbes iMac. Plus tard dans le film, il reçoit un appel de sa douce sur son iPhone, qui jouit d’un angle de caméra à saveur Raimiesque! Règle générale, la subtilité a bien meilleur goût. Ça m’a agacé. Enfin, c’est plutôt personnel, mais j’ai trouvé que le film aurait bénéficié de moins d’effets par ordinateur. Par nostalgie… Autrement Drag Me To Hell est un pur plaisir, pas coupable, que tout fan du Sam Raimi d’antan se doit de voir.
Drag Me To Hell obtient la sinistre cote de
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Facteur Gore
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[...] et THE THAW, adapation d’un roman de Jack Ketchum. L’excellent film de Sam Raimi DRAG ME TO HELL arrive aussi en magasin le 13 octobre. Le film idéal pour Halloween sera disponible dès le 6 [...]
[...] vous aurez une excellente idée de qui il est maintenant! Lorsque je suis allé voir le très bon DRAG ME TO HELL, j’ai tout de suite été emballé par l’introduction énergique. Le générique du [...]
[...] TRICK ‘R TREAT (S, H, O) 2 – ZOMBIELAND (S, O) 3 – MARTYRS (S, H) 4 – DRAG ME TO HELL (S, H, O) 5 – THE CHILDREN (H, O) 6 – THIRST (S, H) 7 – DEADGIRL (S, H) 8 – [...]